Le bonheur est toujours une idée neuve

Ce texte n'est pas secret mais il est inachevé. Ce que vous lisez n'est encore qu'un simple brouillon.

Ce siècle et, plus encore, ces dernières décennies, auront été, spécialement en Europe occidentale et en Amérique du Nord, des années d’une augmentation de niveau de vie qui auraient paru inconcevables aux adultes de la société de la fin du 19ème siècle.

La crise, dans le sens de stagnation ou de récession n’a jamais existé que durant des périodes très courtes.

Contrairement à ce que beaucoup pensent, le niveau de vie n’aura diminué ni durant les années 70 ni durant les années 80 ni vraisemblablement dans les années 90. Jamais, dans l’histoire du monde, le niveua de confort n’aura été aussi gigantesque. Dans les années 60, posséder une voiture était le fait d’une minorité, une proportion non négligeable de la population n’avait pas d’eau courante et bien sûr l’ordinateur individuel, le fax, les CD, la vidéo étaient de la science-fiction.

Quoique la maitrise de l’énergie nucléaire et le début de la conquète de l’espace aient constitué durant les 25 années après la seconde guerre mondiale une apogée des progrès visibles, les progrès récents dans les domaines informatiques et génétiques sont également gigantesques. Il est actuellement devenu techniquement possible de rassembler électroniquement (par scannage puis lecture optique) l’ensemble des bibliothèques du monde, puis de rendre ces textes accessibles et comparables pour des centaines de millions de personnes via internet. Il est curieux que cet évènement fondamental dans l’histoire de la connaissance humaine et surtout dans l’histoire du partage des connaissances, évènement qui commence à se produire sous nos yeux depuis quelques mois, ne suscite pas l’enthousiasme mais seulement l’intérêt suspicieux de la majorité des intellectuels.

Enfin, les progrès dans la connaissance des mécanismes de la vie permettront probablement dans un avenir relativement court de supprimer la vieillesse.

Il ne restera alors qu’à trouver comment gérer cette presqu’omnipotence pour donner plus de bonheur. Car il semble bien que, malgré nos aspirations à plus de confort, plus de déplacements, plus d’informations, plus de loisirs, plus de choix, la satisfaction de ces désirs n’apporte pas le bien-être ou le bonheur. Est-ce parce que la mort est tout au bout ? Probablement pas. La découverte, non pas de l’immortalité, mais de la possibilité de vivre sans vieillir est relativement proche techniquement. Les conséquences de cette conquète de la connaissance pourraient être un désarroi immense car c’est ce qui est rare qui est perçu comme agréable et non pas ce qui est inépuisable.

Peut-être que le bien-être ne se ressent que par comparaison à d’autres. Le niveau de vie augmentant, le bien-être n’est perçu qu’à partir d’un niveau de vie plus élevé. Reste à expliquer pourquoi le bien-être n’est pas ressenti “objectivement” et pourquoi un niveau de vie objectivement élevé a des conséquences psychologique souvent néfastes dont la traduction pratique la plus spectaculaire est la multiplication des suicides dans les pays où le bien-être est élevé.

Le Bonheur (et sa recherche) sera donc une question fondamentale dans nos civilisations de confort, de connaissances et de puissance des prochaines décennies. Il y au moins trois manières de le chercher: la quête de la lampée de confort, de puissance ou de supériorité en plus; la recherche du bien-être par un équilibre psychologique se satisfaisant du niveau (fantastique) de confort et la recherche du médicament miracle.


 


 

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