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PROGRAMME DU PRL-FDF
Il y a du changement dans l'air ! Programme pour les élections
législatives du 21 mai 1995 (extrait).
Si le sentiment d'insécurité ne vous dérange
pas, ne changez rien.
Au coin des sept dernières années la criminalité
a augmenté. La situation dans les grandes villes a renforcé
le sentiment d'insécurité de nos concitoyens.
Des libérations conditionnelles abusives, des récidives
évitables, la mise en liberté de délinquants, quelque
temps après leur arrestation et la non exécution des courtes
peines ont contribué à accroître un sentiment d'impunité
dans la population et ont accrédité l'idée d'impuissance
de la justice.
La justice semble inefficace. Elle n'est pas toujours en mesure
de lutter contre les nouvelles formes de criminalité. Elle
reste archaïque, lourde et mal équipée.
Le citoyen est en proie à un sentiment d'insécurité
juridique en raison notamment de la lenteur de la procédure,
d'un arriéré judiciaire décourageant, de coûts
de plus en plus élevés d'accès à la justice
et de la complexité d'une législation surabondante et interventionniste.
Les prisons n'ont jamais été à ce point surpeuplées
: 7.500 détenus pour une capacité de 5.400 places,
Les efforts consentis pour lutter contre les grandes formes de criminalité
sont insuffisants : la corruption, la grande délinquance économique
et financière, le terrorisme, les trafics de drogue, d'êtres
humains, de déchets ou d'hormones aux mains de véritables
maffias semblent être largement impunis.
Au cours des deux dernières législatures, l'emprise du
pouvoir exécutif et législatif sur le pouvoir judiciaire
s'est accentué: ingérence des administrations au sein du
Parquet et multiplication des commission d'enquêtes rompant ainsi
l'équilibre qui doit exister entre les différents pouvoirs.
L'indépendance du pouvoir judiciaire, fondement de l'Etat de
droit, est menacé,
Certains corps de police et services de renseignements ont été
démotivés. On a assisté à l'implosion
de la police judiciaire et au démembrement de la Sûreté
de l'Etat,
Le gouvernement a multlplié la création de nouvelles structures
sans grand résultat (Centre pour l'égalité des chances,
Comités permanents de contrôle des services de police et de
renseignement, service de politique criminelle, secrétariat permanent
à la politique de prévention et service général
d'appui policier ...
Sinon, donnez une chance à la justice.
I-e PRL F-DF propose de :
-
accroître l'indépendance de la magistrature en créant
un véritable conseil national de la magistrature chargé des
nominations et indépendant des pouvoir politiques, en renforçant
j'autonome des Parquets à l'égard des administrations,
-
revaloriser réellement les traitements des policiers, gendarmes,
magisuats et membres du personnel judiciaire et harmoniser les conditions
de travail et la formation de chacune de ces catégories;
-
moderniser le matériel, les infrastructures et l'équipement
utilisé et inforrnatiser chacun des services;
-
manifester une très grande sévérité pour les
coupables d'infractions odieuses telles que les violences et les assassinats
commis sur les enfants, les vieillards, les membres des forces de l'ordre,
les travailleurs exposés;
-
établir des peines incompressibles de longue durée pour les
crimes les plus graves,
-
limiter strictement les possibilités de congé pénitentiaire
et de libération conditionnelle des condamnés pour des actes
de violence contre les personnes,
-
accélérer la construction de nouvelles prisons afin de lutter
contre le surpeuplement -ou aménager les prisons existantes de façon
à rendre les conditions de détention plus conformes au respect
de la dignité humaine- et y prévoir un encadrement suffisant
pour permettre une réelle insertion du détenu dans la société;
-
assurer la pluralité et l'efficacité des services de police
:gendarmerie charlée du maintien de l'ordre public, police communale
plus proche du citoyen; créer une véritable police criminelle,
placée sous l'autorité des magistrats, intégrant les
services de la police judiciaire et ceux de la gendarmerie, affectés
à des tâches judiciaires (BSR);
-
augmenter la présence d'agents de quartiers, surtout dans les communes
ou la délinquance est forte, afin de mieux organiser la prévention
par la connaissance du terrain;
-
instaurer la majorité pénale à 16 ans pour les auteurs
d'actes de violence grave et intentionnelle contre les personnes,
-
poursuivre la politique d'accueil et d'aide aux victimes d'actes intentionnels
de violence en élargissant le champ d'application de la loi actuelle
et en augmentant le montant des indemnités prévues,
-
renforcer les moyens de répression à l'égard des trafiquants
de drogue.
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