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LES PROJETS DU PSC, Elections du 21 mai 1995
LA JUSTICE : ON EST LA POUR CA LE CONSTAT L'appareil judiciaire est perçu par les citoyens comme étant trop surchargé, trop lent, trop compliqué, trop partiel et trop lointain des réalités des personnes. Il n'inspire plus le respect alors qu'il constitue le seul mode officiel de la régulation des conflits et de pacification sociale et une justice rejetée est la porte ouverte aux vengeances privées, au désordre social, à la partialité et à la négation de letat de droit, principal gage d'égalité, d'équité et de respect de l'autre. Pourtant, on n'a jamais autant investi pour elle durant une législature
Face à ce constat, le PSC a développé un projet de réforme de la justice en huit points. LES HUIT PROPOSITIONS DU PSC POUR LA JUSTICE
Notre société est en pleine évolution. Notre Code pénal est désuet. Nos peines ne sont pas toujours adaptées, la répression de certains délits devient critiquée, certains nouveaux comportements doivent être réprimés. Il n'existe aucune évaluation générale par les magistrats des conséquences en aval de leurs décisions sur le plan de l'individu ou de la société, ce qui ne permet aucune responsabilisation ni mise en question des pratiques et comportements. Le PSC propose donc la création lors de la prochaine législature d'un comité permanent de réforme de la justice pénale ayant pour mission : - d'évaluer l'adéquation et l'efficacité de nos modes actuels de répression et des décisions pénales; - de formuler différentes propositions de réforme du Code pénal et du Code d'instruction criminelle en vue de :
Pour redynamiser et moderniser la justice, le PSC propose que le budget de la Justice soit sensiblement augmenté et que sur la base, le cas échéant, d'un audit général, différentes mesures soient prises pendant la prochaine législature afin de
Nos prisons sont surpeuplées, les détentions ne cessent d'augmenter (7.500 détenus) alors que nos places sont @tées (6.050 places). Plus de 50 % des détenus sont toxicomanes. Malgré les efforts consentis pendant cette législature, des réactions d'envergure s'imposent. Le PSC propose de continuer la politique de rénovation et de
construction entamée, de renforcer de façon significative
les services médicaux, réexanùner le secteur de la
défense sociale, continuer à rechercher des alternatives
à la détention notamment en ce qui concerne la toxicomanie,
de redéfinir les conditions de travail des gardiens de prison, de
mettre en place les mécanismes de l'exercice du droit de plainte
des détenus et, surtout, de continuer à développer
une politique de formation et d'enseignement en prison et d'accompagnement
des détenus au moment de leur sortie.
Même si le budget destiné à l'assistance judiciaire a augmenté, l'accès au droit et au prétoire reste problématique. Le PSC propose donc:
Pour mieux accompagner les justiciables, le PSC veut
Certaines confusions apparaissent parfois entre les rôles des différents acteurs judiciaires et souvent entre les rôles des autorités judiciaires et celui des services sociaux ou encore et le plus souvent entre les rôles des autorités judiciaires et celui des rnédias.
Face aux évolutions de la société, il est indispensable d'intensifier le débat dans des domaines noii encore réglementés tels que la bioéthique et de rendre opérationnelle la Commission consultative nationale de la bioéthique. Cette Commission doit pouvoir rapidement se mettre au travail et définir les secteurs dans lesquels une législation est nécessaire et ceux pour lesquels celle-ci n'est pas souhaitable. Profondément attaché à la dignité de la personne humaine et au respect de la vie, le PSC estime qu'il est de la responsabilité de l'ensemble de notre société de mener une réflexion approfondie sur les problèmes soulevés par les questions de bioéthique en ce qu'eues engagent profondément l'évolution et donc l'avenir de notre société. Il faut également renforcer la répression de la grande criminalité et de la criminalité financière organisée, adapter la loi sur les baux à loyer, réformer les causes et les effets du divorce, la loi sur l'adoption et la tutelle, protéger les individus contre les sectes, imaginer un nouveau droit pénal des jeunes, etc. Le PSC propose en outre l'installation d'un comité d'actualisation du droit composé des membres de la Cour de cassation et de plusieurs professeurs d'université, comité chargé de soumettre aux différentes assemblées un rapport annuel sur l'état du droit et sur les améliorations législatives dont l'expérience judiciaire aurait montré la nécessité. 8°) Une Justice qui coopère avec l'étranger Le PSC propose d'appliquer au plus vite les conventions de Schengen
et de Dublin et de faire progresser la coopération judiciaire civile
et pénale au niveau européen, notamment en instituant un
titre exécutoire européen.
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