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Les fonctionnaires
Les innombrables congés des
fonctionnaires
Les innombrables méthodes des fonctionnaires
pour ne pas se mettre au service des citoyens
Une petite prime pour les
fonctionnaires "corrects"
Les pensions des
fonctionnaires
| 9. Un jour, les ordinateurs feront gagner du temps
(et ils voteront) |
La démocratie directe virtuelle
(1)
La démocratie directe virtuelle
(2)
La grande
peur de l'an 2000
| 10. Ecolo dans les gouvernements
(en 1999) |
En commençant par un (trop) long
poisson d'avril: la vraie-fausse démission d'un parlementaire Ecolo
En continuant par ce
que nous aurions pu avoir: un gouvernement de centre-gauche
En continuant par un résumé du futur
gouvernement dit "de droite plurielle"
Puis par un tout ou rien devenu
pas tout mais pas rien
Deux bonnes nouvelles progressistes
quand même
Le
principe de prudence
Un budget plantureusement de
centre-droite
Les fundis
par-ti-ci-pa-tion-nis-tes d'Ecolo
Quand Ecolo
s'engageait à gouverner autrement
Quand certains à
Ecolo voulaient se préparer à gouverner secrètement
Quand monsieur
Verwilghen (ministre VLD dans le gouvernement bleu-rouge-vert) considérait les
étrangers autrement
Quand les
écologistes expulsaient autrement
| 11. Les habitants de la minuscule
Belgique |
La gauche
la moins cultivée d'Europe (à propos du journal "Le matin")
Les
fonctionnaires
(La pauvreté des juges. Lundi 28 octobre 1996 23:36:17)
ChD écrivait : >
Et je peux vous certifier que tout ce qu'il a dit est parfaitement vrai. Les magistrats
travaillent effectivement de > manière archaïque. La plupart des juges n'ont même
pas de bureau, ils travaillent chez eux et ne pensez pas trop vite au > télétravail
car certains n'ont même pas d'ordinateur. En bref, tout est dû au manque de moyens de la
justice.
S'ils n'ont pas d'ordinateur, c'est aussi parce qu'ils ne veulent
pas faire une dépense professionnelle et qu'ils préfèrent utiliser leur salaire à des
usages *plus nobles*.
J'ai déjà entendu beaucoup de fonctionnaires (au sens large) se
plaindre du matériel qu'ils n'avaient pas. Heureusement, il y en a aussi qui, lorsque le
matériel n'est pas fourni, y mettent un peu du leur. Le salaire d'un magistrat est quand
même largement suffisant pour s'acheter un PC.
(Re: Fonctionnaires privilégiés: ils en ont marre...
Mercredi 16 octobre 1996 00:47:12)
> Didier (un autre) écrivait : Rien ne vous
empêche, de passer un concours de la fonction publique et de quitter votre petit >
confort pour recevoir la grâce de ces avantages. Ainsi vous pourrez parler d'un sujet
connu, et apprécier votre position > actuelle à sa juste valeur.
Il faut quand même avouer qu'un des problèmes de la fonction
publique, c'est que souvent les fonctionnaires ne sont renvoyés que si vraiment ils ont
fait beaucoup, beaucoup de bêtises (comme disait un humoriste seulement après avoir tué
père et mère ... dans le cadre du service). C'est parfois
un peu dérangeant que ce soit pour les usagers ou pour les collègues qui travaillent.
Je crois qu'il y a deux manières de se moquer des
fonctionnaires. Une c'est de prétendre qu'aucun ne travaille et l'autre c'est de
prétendre que tous travaillent.
Signé Didier Coeurnelle, fonctionnaire
Les innombrable congés des
fonctionnaires
(Les vingt et un congés du fonctionnaire. Samedi 04 octobre 1996 23:36:17)
Afin de faire plaisir aux agents de l'Etat désireux de ne pas travailler, voici
quelques renseignements que j'ai pu amasser en une
petite dizaine d'années sur les principales manières de ne pas venir au travail en
étant payé à 100 % du salaire (il y a aussi de nombreux congés non rémunérés ou
rémunérés parteillement).
De nombreux fonctionnaires n'abusent pas du système. Il y en a même qui
travaillent bien plus que ce qu'ils devraient. Mais voici pour les autres, un
catalogue qu'ils pourront garder précieusement. Et aussi pour ceux qui laissent
faire, une possibilité en moins pour dire qu'ils ne savent pas.
- 1. Le week-end : évidemment le vrai fonctionnaire n'emporte jamis du travail pour le
week-end, ce serait déshonorant. 104 jours de congé par an.
- 2. Les jours fériés officiels : du 1er mai au 1er janvier, ces journées sont aussi
sacrées que le week-end, il y en a 12 1/2.
- 3. Les jours fériés pour occasion spéciale : ces jours de congé sont beaucoup plus
rares : fête pour une pension, premier jour de l'an, décès de personnages importants :
à peu près 2 jours par an.
- 4. Les vacances annuelles : certains syndicats de fonctionnaires se plaignent : il n'y
en a que 24 (25 après 45 ans).
- 5. Le congé de récupération : c'est le congé qui compense le dépassement des
horaires. Par exemple, vous avez été présent pendant 45 heures, il fallait être
présent 37, vous avez droit à un jour de congé. Evidemment, dans certains cas, il
s'agit de présence et non de travail voire même de présence purement théorique.
Le maximum est de 18 jours par an.
- 6. Le congé maladie : ce congé est octroyé sans certificat ou avec certificat
médical. Certains fonctionnaires ont vraiment une santé très fragile ... surtout
par exemple durant la période de fêtes ou encore quand il y a beaucoup de travail.
Maximum 4 jours sans certificat médical + 17 avec certificat.
- 7. Le congé don de sang. Le fonctionnaire modèle donne généreusement son sang
et ceci de manière purement désintéressée. Pour le récompenser de ce
désintéressement, il reçoit un jour de congé, maximum : 4 jours par an.
- 8. Le congé maladie des membres de la famille : ce congé est octroyé lorsqu'un parent
ne peut rester seul à la mison suite à une maladie. C'est fou ce que parfois les
conjoints et les enfants sont fragiles : maximum 4 jours par an.
Nous en sommes déjà à 104 + 12.5 + 2 + 24 + 18 + 21 + 4 + 4 = 189.5 jours de congé,
cela nous laisse quand même encore 175.5 jours de présence obligatoire soit presqu'un
jour sur deux. Heureusement, il reste de nombreuses possibilités moins courantes.
- 9. Le congé déchiré : dans certaines administrations, les documents sont remplis pour
le congé et ensuite si tout se passe bien, au retour, on déchire le document et donc ce
congé est tout à fait gratuit.
- 10. Le congé présence fictive : dans certaines administrations (souvent les mêmes),
il n'est pas nécessaire de venir faire acte de présence, il suffit de faire pointer par
un collègue compatissant.
- 11. Le congé accident du travail ou maladie professionnelle : un accident du travail ou
une maladie professionnelle alors que nous parlons de fonctionnaires peu actifs ? Et
bien oui, car rien n'est plus facile à prétendre qu'un accident de travail ou une
maladie professionnelle dans certains domaines notamment les maux de dos.
- 12. Le congé accident sur le chemin du travail : le fonctionnaire moyen vient en
train. Certains ont la malencontreuse malchance de se faire mal en descendant du
train. Ne croyez pas qu'il s'agisse d'accidents sans gravité, certains arrivent
jusqu'à plusieurs mois de congé payés intégralement. Et dans le domaine des
accidents du travail (et sur le chemin du travail) et des maladies professionnelles : pas
de limites de durée.
- 13. Le congé grève : le fonctionnaire moyen, disais-je, vient en train. Lorsque le
train est en grève, le pauvre fonctionnaire est dans "l'impossibilité" de
venir travailler. Il signe un document déclarant qu'il a fait tout son possible pour
venir. Même s'il habite Alost ou Louvain-La-Neuve et qu'il a une voiture,
évidemment.
- 14. Le congé force majeure : assez rare et dépend de la bonne volonté du chef.
Mais l'imagination de certains permet quand même quelques jours par an.
- 15. Le congé décès des proches : assez rare heureusement. Et bien même dans ce
cas, curieusement, certains ont des grandes familles qui meurent beaucoup et d'autres pas.
- 16. Le congé politique : le fonctionnaire qui est conseiller communal ou conseiller
CPAS a droit à un jour de congés par mois. Sans même la condition de participer
aux réunions dudit conseil (lesquelles réunions sont payées).
- 17. Le congé formation : l'Etat assure de nombreuses formations. C"eci
permet des congés compensatoires. Certaines formations ont un grand succès.
Evidemment, il est plus facile de faire croire à son chef qu'on a été présent dans une
école qu'à son travail.
- 18. Le congé examens : étudier pour passer un examen donne droit au minimum à un jour
de congé et parfois à plusieurs journées. Le jour de l'examen est aussi un jour
de congé.
- 19. Le congé symposium : ces congés sont plus rares et plutôt réservés aux
fonctionnaires supérieurs. Il n'est pas toujours indispensable d'assister vraiment
à un symposium pour raconter ce qui s'y est passé. De toutes façons, il y a le
plus souvent un bon repas à la clef.
- 20. Le congé mission : ces congés sont également plus rares et plutôt réservés aux
fonctionnaires supérieurs. Il n'est pas non plus indispensable d'assister vraiment pour
raconter ce qui s'y est passé. Et de toutes façons, il y a également presque toujours
un bon repas à la clef.
- 21. Le congé mission à l'étranger : ces congés sont encore plus rares et presque
réservés aux fonctionnaires supérieurs. Il est évidemment difficile de ne pas y
aller du tout mais une fois sur place (en général dans un hotel cher dans une ville
très agréable), il suffit de multiplier par 2 la durée du travail, de se faire
rembourser des frais fictifs et de compter la durée des trajets (largement majorée)
comme du temps de travail pour qu'une journée de travail fasse 3 jours de congé.
Les innombrable
méthodes pour un fonctionnaire de ne pas se mettre au
service des citoyens
(Vingt et une manières pour un fonctionnaire de ne pas se
mettre au service des citoyens. Dimanche 05 octobre 1996 15:57:17)
Afin de faire plaisir aux agents de l'Etat désireux de ne pas travailler, voici
quelques renseignements que j'ai pu amasser en une
petite dizaine d'années sur les principales manières de venir faire acte de présence
sans travailler dans l'administration (plus exactement sans travailler pour les usagers
des services publics).
De nombreux fonctionnaires n'abusent pas du système. Il y en a même qui
travaillent bien plus que ce qu'ils devraient. Mais voici pour les autres, un
catalogue qu'ils pourront garder précieusement. Et aussi pour ceux qui laissent
faire, une possibilité en moins de dire qu'ils ne savent pas.
Un premier texte était intitulé "Les vingt et un congés du
fonctionnaire". Ici, il ne s'agit plus des jours de congé mais de jours
théoriquement de travail pour les citoyens. Cinq grandes catégories de
"non-travail pour autrui" sont ici décrites :
- l'absence de travail
- le travail par intérêt personnel
- le refus de travail
- la coutume et la loi
- quelques petits extras
L'ABSENCE DE TRAVAIL
- 1. Le pointage fictif : on peut distinguer plusieurs types de pointages fictifs : celui
pour toute la journée (voir ""Les vingt et un congés du fonctionnaire"),
celui du matin, celui du midi et celui du soir. Le résultat est toujours le même :
la précieuse petite carte enregistre un temps de présence qui est en fait un temps de
loisir à l'extérieur (les courses, le café, le repas prolongé, les amours, ...).
- 2. Le petit-déjeuner : l'arrivée au travail ne signifie pas le début du
travail. Beuacoup de fonctionnaires ont un estomac particulier qui ne supporte pas
le premier repas au réveil. Donc ce repas se fait au bureau après le premier
déplacement en début de matinée.
- 3. Les pauses et siestes : il y a les pauses organisées, les pauses coutumières, les
pauses spontanées, les pauses café, ..., et même les espaces (supposés) de
travail entre deux pauses. La sieste se distingue de la pause. La pause sépare (en
principe) deux périodes de travail, la sieste sépare le repas de midi et le début du
travail de l'après-midi. La sieste se passe dans un fauteuil ou dans plusieurs
fauteuils permettant une position décontractée voire allongée.
- 4. La lecture de journaux et de magazines : cette lecture suit généralement le
petit-déjeuner, le repas du midi, la sieste après le repas du midi ou précède la fin de la journée "de travail".
- 5. Le début et la fin du travail : vers 9 h 00, 11 h 30, 14 h 00 et 15 h 45,
l'ethnologue attentif pourra assister à quelques préparatifs rituels assez longs et
très lents : ouverture (fermeture) de l'ordinateur, préparation du café, aménagement
des lieux, arrosage des plantes, ...
LE TRAVAIL PAR INTERET PERSONNEL
- 6. Les appels téléphoniques privés : comme dans la plupart des entreprises, ces
appels sont tolérés. La différence avec le privé, c'est qu'il n'y a pas de
limite réelle. Famille, amis, relations d'affaires (voir plus loin), contacts pour
des travaux privés.
- 7. Les activités privées non rémunérées : ces activités sont multiples : le
tricotage est très connu mais est devenu assez rare, la rédaction de travaux pour les
membres de la famille, les travaux administratifs privés (déclaration d'impôts,
renseignements sociaux, ...), la contemplation du monde extérieur (regarder par la
fenêtre peut durer très longtemps), la contemplation du monde intérieur (l'individu est
éveillé mais semble totalement déconnecté du monde extérieur à l'exception de son
horloge biologique qui le reconnectera à 15 h 44).
- 8. Les activités privées rémunérées : ces activités sont plus rares et bien sûr
totalement illégales : devenues très connues ces derniers mois pour certains
fonctionnaires des finances qui vendaient leur savoir professionnel, ces activités
existent dans bien d'autres domaines par exemple la comptabilité, les assurances, la
vente de biens, ...
LE REFUS DE TRAVAILLER
- 9. Le refus de travailler pour motif linguistique. Sauf pour les fonctionnaires
statutairement bilingues ou ayant une connaissance reconnue légalement suffisante de
l'autre langue, le fonctionnaire fédéral n'est pas censé connaître l'autre
langue. Il peut donc refuser de gérer un dossier lorsqu'il n'est pas dans la bonne
langue. Comme dans certains organisme fédéraux, environ 50 % des dossiers sont
dans l'autre langue, cela laisse du temps libre.
- 10. Le refus de travailler pour incompétence professionnelle (connaissance insuffisante
du travail : en néerlandais : onbekwaamheid). Le fonctionnaire n'est pas censé
tout connaître. Le plus sûr moyen pour éviter un travail nouveau est évidemment
de ne pas apprendre à effectuer ce travail. Les développements informatiques ont
été un alibi idéal ces dernières années. Il suffit de ne pas savoir comment
allumer le PC / faire fonctionner Windows / démarrer le traitement de texte / ...
Un exemple véridique entendu dans un ministère :
- Nous avons bien reçu les PC et les imprimantes mais nous attendons que quelqu'un vienne
les relier.
- Vous me dites que j'ai reçu un PC. C'est exact mais j'ignore s'il fonctionne.
- Vous me dites que j'ai reçu un PC et qu'il fonctionne. C'est exact. Vous me dites
que j'ai reçu un mode d'emploi. C'est exact. Malheureusement, le mode d'emploi était en anglais
et je ne suis pas supposé comprendre cette langue.
- Vous me dites que j'ai reçu un PC, qu'il fonctionne et que vous
souhaiteriez me traduire le mode d'emploi pour que je puisse me servir du
PC.. C'est bien aimable. Cependant comme le mode d'emploi était en anglais
et que je ne suis pas supposé comprendre l'anglais, j'ai jeté le mode
d'emploi.
- 11. Le refus de travailler pour incompétence professionnelle (travail de la compétence
d'une autre personne : en néerlandais : onbevoegdheid). Le fonctionnaire n'est pas censé
tout faire. Un moyen efficace pour éviter un travail est de découvrir un
autre responsable. L'extraordinaire complexité de la Belgique rend ce refus
extraordinairement aisé. Il suffit de trouver une personne à qui l'on refile la
patate chaude (le chef, un autre service, une autre administration, un collègue, un
organisme privé, ...) ou, mieux encore, il suffit de dire que l'on n'est pas compétent
et qu'on ne sait pas qui est compétent (renvoi à la centrale téléphonique par
exemple).
Remarque : certains des refus cités ci-dessus sont justifiés. Pour qu'un
travail soit fait correctement, il faut qu'il soit fait par une personne compétente dans
tous les sens du terme. De plus certains fonctionnaires sont réellement
débordés. En général, ces fonctionnaires seront reconnaissables au fait que 1)
ils vous donnent spontanément leur nom, 2) ils vous donnent spontanément les
coordonnées de la personne/institution qui pourra vous renseigner, 3) ils vous informent
déjà partiellement.
- 12. Le refus de travailler pour surcompétence professionnelle. Une dactylo n'est
pas censé photocopier. Un chauffeur n'est pas censé livrer. Un
conseiller-adjoint n'est pas censé dactylographier. Un conseiller n'est pas censé
rédiger. ...
- 13. Le refus de travailler par absence d'ordre.
- Quand le chef n'est pas là, une très bonne solution consiste à dire qu'il faut
demander au chef; cela donne un long moment de répit.
- Quand le chef est là mais qu'il n'y a pas de travail, il faut évidemment ne rien
dire. C'est au chef à donner des ordres.
- Quand le chef est là et qu'il y a du travail, il suffit d'un petit obstacle pour rendre
l'accomplissement du travail impossible.,
Exemple : si votre chef demande de téléphoner à Monsieur X cet après-midi et que
l'après-midi, Monsieur X est absent, il faut attendre que le chef redemande de
téléphonner. Si en plus, Monsieur X est en congé maladie pour deux semaines, rien
n'oblige à chercher le remplaçant ou à annoncer la pénible nouvelle au chef.
- 14. Le refus de travailler par absence d'écrit. Quand le chef est là, une très
bonne solution consiste à dire qu'il faut demander au chef par écrit; cela donne un long
moment de répit. Parfois même, la personne ira demander à quelqu'un
d'autre. Si la demande arrive quand même, elle parviendra d'abord au chef qui s'en
occupera peut être tout seul.
- 15. Le refus de travailler par absence de formulaire. Plus fort que les deux
précédents. En effet, la personne qui désire quelque chose doit d'abord demander
un formulaire puis remettre ce formulaire ce qui garantit un taux d'abandon + un délai de
répit importants. Le plus fort expérimenté jusqu'ici (exemples authentiques) :
obligation de remplir un formulaire pour pouvoir obtenir une brochure d'information dans
une bibliothèque et obligation de remplir un formulaire pour pouvoir obtenir le
déplacement d'un fichier par un service informatique (pour copier un fichier du dique dur
sur une disquette ou inversement).
LA COUTUME ET LA LOI
- 16. Chaque entreprise est un univers particulier. Dans certaines administrations,
l'habitude érige en quasi-obligation certains arrêts de travail. Par exemple, les
périodes précédant ou suivant des réunions considérées comme faisant partie de la
réunion.
- 17. C'est interdit par le règlement. Le RGPT (règlement général pour la
protection du travail) est une mine d'interdictions et d'obligations. Si vous n'y trouvez
pas au moins une raison de refuser un travail qui vous ennuie, c'est que vous n'êtes
guère doué. Pour vous mettre sur la voie, quelques pistes : trop froid / trop
chaud / trop peu éclairé / trop ensoleillé / pas assez de lumière du jour / bureau
trop bas / chaise trop basse / pas assez de place / travail trop lourd / ... En fait,
l'argument du RGPT est cependant assez peu employé.
- 18. L'heure d'été : dans certaines administrations, durant l'été, le temps de
travail obligatoire est diminué d'une heure (ou même plus) par jour. Dans
d'autres, c'est uniquement lorsque la température moyenne est de 28 degrés que la durée
du travail est diminuée d'une heure (mais parfois le thérmomètre compte assez
bizarrement).
QUELQUES PETITS EXTRAS
- 19. Les amoureux de la pointeuse. La pointeuse, c'est cet instrument qui mesure le
temps de présence au "travail". Beaucoup de fonctionnaires restent
amoureusement chaque jour pendant de longues minutes devant ce merveilleux instrument,
puis notent méticuleusement l'heure exacte d'entrée et de sortie afin de pouvoir ensuite
dans leur bureau procéder à la vérification de l'exactitude des calculs de cette
machine.
- 20. Les erreurs de la pointeuse. En cas d'erreur de la pointeuse favorable au
travailleur, il est évidemment très rare que des démarches soient entreprises pour
corriger. Par contre en cas d'erreur dans le sens défavorable, un document de
régularisation sera rempli (même pour une minute).
- 21. La force majeure : lorsque le train arrive en retard ou dans d'autres cas laissés
à l'appréciation du chef, le temps passé en dehors du travail est considéré comme du
temps de travail.
Pour terminer, voci donc la journée ordinaire d'un
"fonctionnaire-modèle" :
- 7 h 30 - 8 h : petit-déjeuner
- 8 h - 9 h 00 : lecture (ou autres)
- 9 h 00 - 9 h 15 : mise au travail
- 9 h 15 - 10 h : travail
- 10 h - 10 h 20 : pause
- 10 h 20 - 11 h 30 : travail
- 11 h 30 - 11 h 45 : préparation du départ
- 11 h 45 - 13 h 30 : repas (au sens large)
- 13 h 30 - 14 h 00 : sieste
- 14 h 00 - 14 h 10 : remise au travail
- 14 h 10 - 15 h 00 : travail
- 15 h 00 - 15 h 15 : pause
- 15 h 15 - 15 h 45 : travail
- 15 h 45 - 16 h 00 : préparation du départ
- 16 h 00 - 16 h 07 : station debout prolongée consacrée à l'adoration de la Pointeuse
- 16 h 08 : départ
La petite
couleuvre fédérale de la semaine passée (une prime pour les "bons"
fonctionnaires)
(Mardi 19 Septembre, 1999 à 18:44:09:)
Par "couleuvre fédérale", j'entends décision fédérale
gouvernementale ou parlementaire contraire au programme Ecolo et non prévue
dans les accords de juillet 1999.
A côté de la couleuvre nucléaire que vous savez (note postérieure:
Olivier Deleuze, secrétaire d'Etat venait de perdre une part de ses
compétences), le conseil des ministres du 10 septembre 1999 a pris d'autres
décisions. Il a notamment décidé de donner des primes aux fonctionnaires qui
créent des "projets".
Cette nouvelle disposition risque fort de permettre de donner des primes "à
la tête du client" et même plus précisément aux fonctionnaires les plus
proches du gouvernement. Ceci permettra de créer des distorsions salariales
dans la fonction publique. Cette mesure bénéficiera selon toute vraisemblance
principalement aux agents ayant des salaires élevés.
A ma connaissance, il n'y a eu aucune discussion au sein d'Ecolo à ce sujet
(j'ai envoyé un e-mail à ce sujet resté sans réponse).
Je peux vous dire, comme fonctionnaire fédéral, que l'octroi de ce type de
prime a pas mal d'inconvénients:
- Chaque agent qui fait bien son travail va se demander pourquoi il ne reçoit
rien ou comment recevoir.
- Chaque administration va dépenser une quantité importante d'énergie à
"créer" des projets souvent artificiels.
- Et surtout, c'est le ministre qui (co)décide ce qui du point de vue de la dépolitisation
de l'administration ne va pas faciliter les choses.
Et voici la décision elle-même (reprise sur le site faits.fgov.be du service fédéral
d'information).
Relations entre les cabinets ministériels
et l'administration
Sur proposition du Ministre de la Fonction publique et de la modernisation
des Services publics, le Conseil des Ministres a approuvé un projet d'arrêté
royal accordant une allocation aux membres du personnel chargés du développement
de projets au sein de certains services publics.
Ce projet a pour but d'accorder une allocation aux membres du personnel
des ministères, d'autres services des ministères et des organismes
publics chargés de collaborer aux projets spécifiques. La durée prévue
de ces projets est limitée dans le temps et ils seront mis en place en étroite
collaboration entre le ministre intéressé et le ou les fonctionnaire(s).
Le
secrétaire général introduit les projets auprès du Ministre de la
Fonction publique et de la Modernisation des services publics. Un groupe
de travail composé de fonctionnaires et d'un consultant externe doit évaluer
les projets et conseiller le Ministre de la Fonction publique et de la
Modernisation des services publics.
Un chef de projet sera désigné pour chaque projet approuvé (un membre
du cabinet ou un membre du personnel de l'administration). Une allocation
est
accordée au chef du projet comme aux autres personnes qui participent au
projet. Les membres d'un cabinet et les membres du personnel qui ont une
allocation informatique sont exclus du bénéfice de cette allocation de
projet spécifique.
Le Gouvernement veut ainsi favoriser la collaboration entre les cabinets
et les administrations en ce qui concerne la modernisation. Ce travail en
projet donnera forme à une collaboration orientée vers les résultats et
viseront à la motivation et à la valorisation de l'expertise présentée
dans les services publics. |
Les pensions des
fonctionnaires
(Vive la diminution des plus hautes pensions publiques.
Vendredi 25 octobre 1996 00:20:06)
Lundi, la CGSP (syndicat *socialiste* de la fonction publique)
appelle à une grève pour des pouvoirs publics forts et efficaces, une diminution du
temps de travail et le maintien des pensions.
Je suis d'accord avec les 2 premières revendications. Par
contre, je me demande quand mes collègues fonctionnaires se rendront compte que, pour les
agents ayant des rémunérations élevées, la pension atteint des sommets inutiles.
A l'age de la pension, les études des enfants sont terminées, la
maison est payée et en plus souvent l'héritage de la génération précédente est
octroyé. Il n'y a donc plus de besoin pour une pension qui fait, rappelons-le 75 % du
salaire des 5 dernières années, c'est-a-dire plus que le salaire de début de la
carrière et beaucoup plus que ce qui est nécessaire pour vivre convenablement.
La loi sur les pensions publiques date de 1844. Il me semble que
150 ans après son adoption, une adaptation aux réalités d'aujourd'hui ne serait pas du
luxe. Il me paraîtrait bien plus souhaitable
socialement d'augmenter les rémunérations des agents les moins qualifies,
rémunérations qui sont très peu élevées en épargnant quelque peu du côté des
pensions élevées.
J'ai du mal à comprendre qu'un syndicat en principe *de gauche*
défende avec un tel acharnement corporatiste les plus favorisés de ses affiliés.
| 9. Un jour, les ordinateurs feront
gagner du temps |
C'était
un temps de science-fiction (à propos de démocratie virtuelle et d'autres
choses)
(Samedi 1er Janvier 2000)
Il y avait moins de 10 ans que le réseau mondial était accessible dans la
plupart des Etats de la planète.
Dans certaines régions, la majorité des citoyens avait désormais un accès.
Partout ailleurs, les dirigeants avaient pris conscience que le réseau était
la source d'information et de dialogue le plus universel et qu'empêcher la
diffusion des connaissances serait désormais difficile.
En ce temps-là, les machines commençaient à traduire. Bientôt, les humains
se comprendraient même en ne parlant pas la même langue.
Grâce au réseau, le suffrage universel était en train de devenir
techniquement possible mais cela il faudrait encore quelques temps aux
dirigeants et aux citoyens pour en prendre conscience.
En ce temps là, malheureusement, des enfants mouraient encore de faim dans le
village planétaire.
Vive la
démocratie virtuelle directe ?
(Mardi 01 Juin, 1999 à 00:59:36:)
A mon avis, il est utile d'entamer la discussion à propos de la démocratie
directe virtuelle avant que les premières expériences à grande échelle se déroulent.
Avant donc que notre perception des choses soit imprégnées d'une couleur
politique inspirée par certains cas particuliers. Ce courrier vise à permettre
le début d'une réflexion et pose des questions plutôt qu'il n'apporte des réponses.
Il sera probablement réécrit dans quelques semaines ou quelques mois.
Le développement d'internet en Belgique (et dans la plupart des pays "développés")
est tel qu'il est déjà actuellement financièrement et techniquement possible
de donner à chaque citoyen son adresse électronique. Il serait possible et aisé
de décider d'une structure uniforme des adresses de type pierre.durant@citizen.municipality.be.
A partir de là, créer pour chaque citoyen un accès sécurisé au vote électronique
est relativement aisé même si le risque de fraude est présent.
L'avantage fondamental de la démocratie virtuelle est qu'elle permettra à la
population de réellement décider après avoir été abondamment informé et
ceci très fréquemment. Via les forums comme celui-ci, le citoyen pourra
participer aisément à des discussions. Le rejet des politiciens deviendra
malaisé puisque chacun pourra être participant à la chose politique.
Quatre difficultés majeures se posent cependant, à mon avis à l'exercice de
la démocratie directe: perte de pouvoir de certains, primauté de l'émotion,
manque d'implication des citoyens et non-respect potentiel des droits de
l'homme.
1. Perte de pouvoir. Les hommes politiques, en tant qu'instrument de traduction
d'une part de l'opinion politique, perdront beaucoup de leur pouvoir. Cette évolution,
déjà entamée, est à mon avis inévitable, sauf bouleversement politique ou
technologique. Quand les hommes et les femmes politiques se seront rendus compte
de cet aspect important, il y aura des résistances.
2. Emotion. La démocratie virtuelle directe pourra techniquement être une démocratie
directe dans le sens politique classique (sans passage par des élus) mais aussi
dans le sens commun (avec rapidité). Cet aspect peut avoir des conséquences
catastrophiques si les décisions sont prises sans délai et sous le coup de l'émotion.
Un délai de réflexion pourra être imposé pour prendre des décisions délicates
mais ce délai de réflexion n'est pas toujours possible (en cas de catastrophe
imminente
par exemple).
3. Implication. La démocratie virtuelle directe suppose un travail de la part
des citoyens. Or, actuellement, le citoyen moyen est prêt à se plaindre amèrement
de ne pas être consulté mais il n'est guère prêt à s'impliquer dans les décisions.
4. Valeur de la démocratie. Certaines majorités en démocratie directe (mais
aussi en démocratie parlementaire) apparaissent comme facteur d'erreur à ceux
qui connaissent la matière. En boutade, certains disent que "si la
majorité a tort alors elle a raison d'avoir tort". Ce principe
vaudrait-il aussi si par exemple la majorité décidait de rétablir la peine de
mort pour les assassins d'enfants?
Vive le bug (du
1er janvier 2000)
(Dimanche 02 Janvier, 2000 à 13:24:4)
Le 3 janvier 1999, j'écrivais:
Le bug de l'an 2000 était censé commencer dès 1999 parce que le chiffre 99
sert à certains codes. Pas grand chose ne s'est passé apparemment.
N'a t'on donc pas beaucoup exagéré surtout pour faire peur ?
Allez messieurs les informaticiens, plus que 12 mois pour faire vraiment peur
(sauf sabotage évidemment). |
Et bien, nous voici au 2 janvier 2000.
Je sais, je sais, s'il n'y a rien eu, c'est parce que les informaticiens ont
bien travaillé (on ne rit pas).
Et ils ont bien travaillé partout dans le monde et dans tous les secteurs et
sans aucune panne notable. Et même là où le travail n'était pas achevé, il
n'y a pas non plus eu de gros problème, comme c'est curieux
Et pourquoi les programmes auxquels personne n'a touché fonctionnent-ils aussi
(je m'en étais gardé un pour voir)?
Parce que les informaticiens les ont réparé par télépathie :-)
| 10. Ecolo dans les gouvernements |
Vincent
Decroly (démissionnaire du 1er avril) n'aime pas le "multilogue" ?
(Lundi 15 Mai, 1999 à 21:50:09:)
Extrait d'un message précédent. Didier C. C'est positif que ce forum
permette le dialogue ("multilogue" plutôt). Il ne manque plus que
l'intervention des "grosses pointures". Je n'ai vu qu'une intervention
-fort intéressante- de Jacky Morael (note : depuis un peu plus d'interventions
de Jacky Morael). J'espère voir bientôt ici celle de Vincent Decroly.
Olivier C. Moi aussi.
Ajout par DC: Evidemment, si Vincent Decroly exprimait ici son opinion, cela
permettrait à ceux qui ne sont pas d'accord avec son "poisson
d'avril" (sa démission du parlement quelques jours avant la dissolution de
la Chambre) de répliquer.
C'est probablement plus facile de "jouer perso" et puis de replonger
dans les contacts avec "la population" bien loin des membres Ecolo qui
lui avaient (heureusement à mon avis) refusé par deux fois la première place
à la Chambre. Post scriptum: après le 13 juin, Vincent Decroly ne jugera
plus utile de démissionner quoi que -à ma connaissance- les raisons qui
l'avaient poussé à démissionner n'ont fait l'objet d'aucune modification une
fois Ecolo arrivé au pouvoir.
Pour
des accords régionaux de gouvernement utiles aux citoyens (pour des accords de
centre-gauche)
(Jeudi 17 Juin, 1999 à 21:44:01:)
Il faut qu'Ecolo soit nécessaire arithmétiquement (donc Ecolo - PS - PSC et
pas Ecolo - PS - PRL).
Il faut s'allier avec des partis qui ne soient pas trop éloignés idéologiquement
(le PS et le PSC sont un peu moins éloignés que le PRL-FDF-MCC).
Il ne faut pas être le partenaire le plus faible (ce qui serait le cas d'une
alliance PRLFDFMCC-PS-Ecolo).
et
Suffrage universel en 2000
(Mercredi 23 Juin, 1999 à 23:38:42:)
Dans les négociations, il est fort important qu'un point important soit acquis
dès l'an 2000, date des prochaines élections.
Les réformes sociales qui seraient adoptées prendront un certain temps avant
de sortir des effets (sauf des augmentations de minimas sociaux). Le
suffrage universel c'est-à-dire le suffrage pour les belges et tous les étrangers
résidant depuis 5 ans me paraît un acquis à la fois fondamental et
relativement aisé à obtenir. Dans les négociateurs actuels, je crois que seul
le VLD est plus ou moins contre.
Grosse nuance: mon opinion n'est valable que si une majorité des 2/3 n'est plus
nécessaire pour cette modification (je pense que ce n'est pas nécessaire mais
je n'ai pas vérifié).
(Note: toujours pas vérifié)
Couleurs des
négociations fédérales : 100 litres de bleu, 20 litres de rouge, 20 à 30
litres de vert (un gouvernement de droite plurielle)
(Jeudi 08 Juillet, 1999 à 01:46:23:)
Malgré les très gros efforts des négociateurs Ecolo et malgré
des améliorations par rapport au premier texte, le projet d'accord fédéral
est -à mon avis- vraiment mauvais.
Du point de vue social, il s'agit, je crois, indiscutablement d'un projet de
redistribution sociale. Le problème est que cette redistribution se fait pour
2/3 vers les plus aisés et pour 1/3 vers les plus démunis.
Voici une énumération des acquis à mon avis les plus importants:
Côté acquis bleus (en budget, une
centaine de milliards)
- Des diminutions presque sans condition de charges sociales de dizaines
de milliards pour les employeurs
- Une facilitation des avantages extra-légaux des 2ème et 3ème piliers
- Des revalorisations barémiques pour les fonctionnaires de grade le plus
élevé (et pas les autres)
- Des tranches d'impôts simplifiées donc moins progressives
- Une suppression partielle de l'effet dévolutif de la case de tête
- Des centres fermés pour enfants délinquants |
Côté vert (et souvent rouge)(en budget
une vingtaine de milliards)
- Une amélioration de la situation des bas salaires et des soins de santé
pour les revenus bas
- Une augmentation du minimum non imposable (favorise d'abord les bas
revenus)
- Des écolabels et une fiscalité meilleure pour des produits verts ou à
haute intensité de travail
- Un statut pour la "cohabitation légale" |
Et voici des points importants parmi ce
que nous n'avons pas obtenu:
- Réduction généralisée du temps de travail
- Réduction des cotisations sociales conditionnelle à des engagements
- Sortie progressive du nucléaire à partir de cette législature (selon
Greenpeace, l'accord négocié est tellement mauvais qu'il aurait été préférable
de ne rien décider).
- Individualisation des droits (ni pour le minimex, ni pour le chômage,
ni pour aucune allocation sociale)
- Suppression des exclusions pour chômage de longue durée
- Augmentation des minimas sociaux sauf les petites pensions (mais c'était
aussi dans le programme libéral)
- Impôt sur la fortune
- Cadastre des patrimoines
- Cotisation sociale généralisée
- Renforcement de la lutte contre la fraude fiscale
- Suppression des avantages fiscaux des centres de coordination
- Contrat de pluriactivité (pas un droit pour les jeunes contrairement à
ce qu'une lecture rapide du texte laisse croire)
- Droit de vote des non-belges |
Remarque, voici ce qui a je crois changé
au cours de la dernière étape
Côté vert-rouge
- Une fiscalité un peu plus verte-rouge et donc un peu moins bleue mais
de manière très floue et souvent sous réserve d'un accord européen.
- Une priorité claire aux transports en commun
- Des mesures concernant la sécurité routière
- La cotisation de solidarité (qui ne porte que sur les pensions élevées)
est maintenue
- Les privatisations annoncées disparaissent(ce qui est très étrange)
Côté bleu
- Une acquisition de la nationalité pas du tout sans formalités(voir le
texte)
- Une régularisation des réfugiés au cas par cas de certains réfugiés
répondant à certaines conditions |
PS : je n'ai pas abordé ici les questions concernant également un autre
niveau de pouvoir (refinancement, questions communautaires, ...). Pour la
Justice et l'Administration, je pense que le projet n'est ni très bon ni
franchement mauvais.
Je n'ai pas abordé non plus le financement des mesures qui me semble étrangement
oublié. Comment refinancer le non-fédéral, "payer la dioxine",
diminuer la pression fiscale et parafiscale globale et diminuer drastiquement
les cotisations sociales sans aucune source nouvelle importante de financement ?
Participations
Ecolo au pouvoir. Partout ou nulle part ? Ou encore pas à Bruxelles ou pas au fédéral.
(Vendredi 11 Juillet, 1999 à 00:31:00:)
Les négociateurs du mouvement avaient expliqué à plusieurs reprises que c'était
oui pour toutes les majorités ou non pour toutes les majorités (Ecolo étant
appelé à éventuellement participer aux régions bruxelloise et wallonne, à
la communauté française et au fédéral).
Cependant, moins de deux heures après le vote des bruxellois opposé à
l'accord de majorité à Bruxelles (et peut-être aussi opposés au fédéral),
il est apparu que, tous comptes faits, il n'était éventuellement plus nécessaire
d'aller à tous les niveaux. Tous les autres votes étant positifs.
Si les militants avaient su qu'Ecolo ne devait pas participer partout, la
participation au fédéral serait probablement passée de justesse voire même
pas du tout tant il est clair pour beaucoup que le programme fédéral n'est pas
brillant.
Tant pis, c'est fait. Espérons que nous serons mieux informé la prochaine
fois. Une AG peut également décider de mettre fin à la participation fédérale
si celle-ci se révèle vraiement trop insoutenable.
Pour le reste, c'était une AG très positive par la qualité de l'information
et des interventions grâce notamment aux explications des négociateurs et des
permanents du mouvement.
Deux bonnes
nouvelles sociales à 1.000 francs : salaire minimum et pensions minimales.
(Mardi 21 Septembre, 1999 à 22:19:18:)
Enfin, deux vraies bonnes nouvelles (la première date un peu).
Le salaire minimum va augmenter de 1.000 francs nets environ par mois (voir
plus).
Les pensions minimales et le revenu garanti aux personnes âgées vont augmenter
de 1.000 francs environ par mois.
En ce qui concerne le salaire minimum, cela avait été décidé avant ce
gouvernement mais je craignais beaucoup que ce gouvernement ne mette des batons
dans les roues (par exemple en arguant du coût imprévu de la dioxine). Cette
augmentation est une des plus grosses augmentations de salaire minimum de
l'histoire de la Belgique (si pas la plus grosse). Et pour les gens concernés,
ce n'est pas un détail du tout, une augmentation de 3 % environ.
En ce qui concerne les pensions et le revenu garanti, c'était un acquis positif
des négociations, un des très rares acquis. Je m'attendais à ce que tous les
avantages fiscaux promis aux gros revenus passent d'abord. Il semble que je me
sois trompé. Mille francs par mois, pour un bénéficiaire isolé du revenu
garanti aux personnes âgées, c'est une augmentation de 5 % du salaire. Comme
disent les flamands "geen windeieren".
Reste un gros enjeu (à supposer que les augmentations se fassent réellement).
En principe, le revenu garanti aux personnes âgées et le minimum de moyens
d'existence sont liés. Si on augmente l'un, l'autre augmente. Si monsieur
Vandenbroucke ne remet pas en cause le principe, le minimex sera également
augmenté. Un enjeu social non négligeable donc.
Autre chose, savez-vous pourquoi juillet 2000 et pas janvier 2000 pour les
pensions?
Parce que les augmentations de pensions minimales se font presque toujours juste
avant les élections.
Le principe
de prudence
(Vendredi 29 Decembre, 1999 à 22:01:11)
Des écologistes se sont beaucoup opposés aux antennes pour GSM avec, je pense,
un peu d'exagération du principe de prudence. Pour l'ensemble des effets de
santé des radiations électro-magnétiques, je pense que la peur est en grande
partie non motivée. Sinon, dans une ville comme Bruxelles, les gens devraient
tomber comme des mouches vu les quantités d'ondes qui nous traversent.
Et je disais cela aussi avant d'avoir un GSM. Note pour Pierre-Yves Lambert: je
pensais ne me l'offrir que le jour où l'accès internet via cet appareil serait
facile mais je l'ai reçu un peu plus tôt pour le boulot.
A propos du principe de prudence, ce n'est pas facile à appliquer. Quid par
exemple pour la viande anglaise? Il me semble que notre ministre Agalev ne l'a
plus invoqué dans ce cadre.
Reste aussi que presque toute matière provoque chez certains individus des réactions
qui peuvent être même mortelles. Et donc, il n'existe quasiment pas de matière
qui peut être utilisée si l'on applique sans limite le principe de prudence.
Exemples:
Une pomme contient du cyanure (dans les pépins)
La pomme de terre non mure contient un poison assez violent
Le lait peut tuer certaines personnes allergiques
Le miel est produit par des abeilles qui tuent quelques personnes chaque année
La recette du pâté d'alouettes appliquée à un budget plantureusement de
centre droite
(Dimanche 16 Octobre, 1999 à 22:13:39:)
Comme prévu dans les accords gouvernementaux, ce budget devait avoir l'air équilibré.
Comme prévu et, comme décrit tant le Soir que le Vif-l'express, il s'agit d'un
budget essentiellement libéral.
Le plus difficile est de faire croire à un budget équilibré. Pour cela, la
recette utilisée est celle du pâté d'alouettes. Le pâté d'alouettes est
composé pour moitié d'alouette et pour moitié de cheval et ceci dans des
proportions équitables: un cheval - une alouette.
Partie cheval :
-plusieurs dizaines de milliards de dollars de réductions INCONDITIONNELLES
(donc sans aucune obligation d'embauche) de cotisations
-quelques milliards pour les personnes âgées surtout les anciens indépendants
(mesure positive mais qui apparaît comme une victoire presqu'exclusive des libéraux)
-quelques milliards de-ci, de-là notamment pour augmenter les hauts
fonctionnaires obéissants (pardon compétents)
-certains des avantages fiscaux concédés (quelques milliards)
-une augmentation du budget de l'armée (près de 2 milliards alors que depuis
de années, le budget n'avait plus été modifié)
Partie alouette
- des efforts pour les malades chroniques et les chômeurs (quelques milliards
en comptant large)
- des efforts pour le développement dans les cités (un milliard et demi)
- des améliorations concernant les transports en commun dont certaines gratuités
(quelques milliards, attention, cependant, selon le standaard de ce week-end, la
majeure partie de l'argent vient de glissements internes au budget SNCB)
- certains des avantages fiscaux concédés notamment la diminution de la TVA
sur la réparation de ... bicyclettes (impact: défense de rire)
- une augmentation de l'aide au développement (près de 2 milliards)
Attention, je n'ai pas encore lu de documents officiels relatifs au budget.
Cette réaction est sur la seule base de la presse (note postérieure:
confirmation dans les grandes lignes).
La pression des fundis
(Jeudi 12 Octobre, 1999 à 04:05:08:)
Nous avions gagné les élections.
Nous avons perdu les négociations.
Après ces négociations, en à peine 3 mois, que de chemin parcouru et
notamment:
- deux propositions du Vlaams Blok relatives aux non-belges mises en application
- les compétences des deux secrétaires d'état verts qui semblent fondre comme
neige au soleil
- un combat sur le front du tabac transformé en Bérézina
- une éthique nouvelle qui apparaît de plus en plus vert ... de gris
Malgré tout et arguant de quelques réalisations positives, les fundis de
l'arc-en-ciel insistent. Il faut continuer à par-ti-ci-per. Nous sommes au
gouvernement pour durer. Il y a eu des avancées. Ce ne sera pas facile...
Et effectivement, ce n'est pas facile. Surtout pour les étrangers, les défenseurs
des droits de l'homme, les partisans de la redistribution sociale, ceux qui préfèrent
la santé des individus au profit de quelques entreprises, ...
Ce n'est pas facile pour tout ceux-là qui, auparavant, votaient parfois Ecolo
les yeux fermés et maintenant, en plus, sont obligé de se boucher les oreilles
lorsque c'est l'heure des infos...
A quoi
serviraient les accords préélectoraux (secrets) qui pourraient être acceptés
par le Conseil de fédération de ce vendredi?
(Samedi 16 Decembre, 1999 à 23:06:37:
Ce genre de question ne se pose qu'à
ceux qui sont obsédés par le pouvoir, tout le pouvoir, rien que le
pouvoir. Le but de ces stratégies de rapprochements, de négociations
d'accords préélectoraux, c'est de se donner un maximum de chances,
quelque soit le résultat électoral, d'accéder au pouvoir.
Jacky Morael dans Le Soir du 5 juin 1997 suite à une question:
Vous accepteriez de jouer un rôle dans ce "rassemblement des
optimistes" que la président du PRL-FDF rêve d'organiser
face aux socialistes? |
Pour le contexte complet (fédéral et non local), voir sur le site Ecolo
l'interview
Pour d'autres condamnations des accords préélectoraux et d'autres
explications, voir notamment la campagne électorale pour les élections de juin
1999.
Ecolo s'engage
à gouverner autrement
(Samedi 02 Decembre, 1999 à 21:32:30:)
(...) Voici un extrait de la -je cite- nouvelle étape fondatrice de l'histoire
d'Ecolo signée solennellement avec le citoyen quelques jours avant les élections.
Ecolo cherchera à obtenir un changement
concret de l'ensemble des pratiques des différents gouvernements auquel
il participerait. En outre, ses (éventuels) ministres s'ebgagent à
exercer le pouvoir de façon la plus participative possible.(...)
2. Continuer à faire de la politique autrement
La mise sur pied de le suite des états généraux de l'écologie
politique à travers un interface permanent (...)
L'évaluation des réalisations gouvernementales par des forums publics
organisés par Ecolo
Le maintien de son éthique de fonctionnement, définie dans ses statuts
et dans les contrats de réciprocité signés par ses parlementaires
La présence d'Ecolo sur le terrain des luttes sociales
Evaluer ses engagements
Ecolo évaluera régulièrement et publiquement la mise en application de
ce contrat |
Bon, pour les forums publics et l'évaluation régulière et publique, je ne
suis pas certain que ce lieu virtuel soit totalement suffisant et, à ma
connaissance, la date de la première AG d'évaluation n'est pas encore fixée.
Pour être honnête, je ne suis cependant pas certain que cette absence de
publicité angoisse vraiment la ajorité des citoyens.
J'en connais même qui sont plus intéressés par la vie privée fort médiatisée
d'un des derniers personnages politiques dont la désignation est indépendante
tant de la compétence que du vote des citoyens :-)
Discussions possibles d'Ecolo avec les citoyens à propos des réformes (posté
le mercredi 26 Juillet, 1999 à 21:46:21:)
- Préfèrent-ils (les citoyens) moins d'impôts pour tous ou moins
d'impôts sauf pour les plus riches (et un impôt sur les grandes fortunes)?
- Préfèrent-ils des réductions inconditionnelles de cotisations sociales
ou des réductions conditionnées à des nouveaux engagements par les
employeurs?
- Quelle modernisation pour les entreprises publiques. En les vendant au
privé ou en les rendant plus efficaces pour la collectivité (il y a du
travail)?
Un débat avec les citoyens avait été promis avant toute réforme
importante. Ces réformes sont importantes.
Personnellement, je n'y croyais guère à ce dialogue avec les citoyens. Mais à
Ecolo, les dirigents l'avaient promis, il serait temps de s'y mettre.
Ceci aussi afin de limiter les conséquences négatives de certaines réformes
envisagées. Après tout, c'est le but de toute consultation avec les citoyens,
une solution meilleure et plus démocratiquement choisie.
(suite le lendemain)
Dans les réformes à mon avis moins importantes, il y avait aussi les questions
liées à l'affaire Julie et Melissa. Il y avait même un parlementaire qui
avait démissionné à propos d'un épisode de cette affaire (juste avant les
élections mais plus après).
Comme cette affaire avait passionné l'opinion publique et d'autantt plus qu'il
y a eu un suicide "bizarre" depuis, un "dialogue avec les
citoyens" à propos du programme gouvernemental à ce sujet me semblerait
logique au regard des engagements pris).
Qui a réclamé
la démission de monsieur Verwilghen
(Jeudi 23 Septembre, 1999 à 21:09:19:)
Pour avoir diffusé une proposition du Vlaams Blok, évidemment (étudier le
lien entre comportment criminogène, origine étrangère et jeunesse) et donc
pour incitation au racisme.
Je suis aussi surpris que personne n'ait porté plainte (loi Moureaux). Quoi que
personnellement, je pense que ce type de poursuite pénale soit contreproductive
et dangereuse pour la démocratie, il me semble que les indices d'incitation à
la haine raciale sont assez clairs.
Nous,
nous les expulserons (de vluchtelingen en criminelen) ...
(Mardi 02 Novembre, 1999 à 01:05:32:)
... promettait le Vlaams Blok dans une campagne électorale avec
une affiche représentant un avion. En entendant la ministre des transports,
madame Durant, s'exprimer à la VRT (en néerlandais fort correct), j'allais de
surprise en surprise.
Première surprise: les expulsions vont reprendre malgré les engagements antérieurs
et malgré la demande unanime du conseil de fédération. Les expulsions
pourront bien évidemment concerner des étrangers potentiellement "régularisables"
puisque les conditions de régularisation ne sont pas encore fixées et que, si
le projet du conseil des ministres est adopté, les conditions sont susceptibles
de tant d'interprétations, que rien n'est certain pour personne.
Deuxième surprise: les expulsions pourront être collectives ou individuelles
selon les cas. Il me semblait que c'était contraire à des règles de droit
international mais cet aspect n'a pas été abordé.
Troisième surprise: un arrêté ministériel facilitant les expulsions a été
accepté par les pilotes. Les expulsions pourront même reprendre avant que cet
arrêté soit voté. Je savais, puisque Y. Oupla le disait, que les cabinets
travaillaient dans l'ombre à des choses moins visibles que ce dont on parle
mais vraiment faciliter aussi rapidement les expulsions collectives et
individuelles, quelle abnégation dans l'efficacité :-)
Quatrième et dernière surprise: l'interview de madame Durant se termine par
une explication pour justifier les expulsions peut être à ceux qui auraient
des problèmes de conscience. Je cite en néerlandais "Er zijn
criminelen". Merci de rappeler ceci. En effet, nous avons trop tendance à
nous apitoyer vers des gens qui se disent persécutés mais qui délinquent
parfois.
Moi qui pensait que cela s'annonçait de plus en plus facile de quitter le
gouvernement mais que, chut, il ne faut pas le dire; là, j'espère que
vraiment, nous n'allons pas entendre que le trafic aérien de réfugiés
augmente trop.
PS 1: Je pense, comme l'indique le programme Ecolo, que l'option "Frontières
ouvertes" est peu utile aux pays dont les étrangers sont originaires.
Cependant, actuellement, la Belgique accueille, proportionnellement, beaucoup
moins de réfugiés que bien d'autres Etats.
PS 2: c'est bien gentil de la part de ceux qui ne sont pas d'accord avec la
par-ti-ci-pa-tion aux expulsions de dire leur désaccord clairement mais j'espère
que les réactions de type "refus réel" ne se confineront pas aux
avant-veilles d'élections.
| 11. Les habitants de la minuscule
Belgique |
A propos des
difficultés du journal "Le matin"
(Vendredi 29 décembre, 1999 à 00:44:48) En réponse à: Souvenirs
personnels à propos du journal "Le Matin" posté par Sé. le 28
Decembre, 1999 à 15:28:35:
Bon, attention, quand on me parle de ce journal, je déprime.
Il se disait de la France qu'elle avait la droite la plus bête du monde. Je me
demande parfois si la Belgique francophone n'a pas la gauche la moins cultivée
du continent européen. Le seul quotidien francophone situé vraiment à gauche
n'en finit pas de péricliter à peine né. Il se traîne à moins de 10.000
exemplaires ce qui signifie qu'il n'y a pas un électeur socialiste ou
écologiste sur 200 qui prend la peine de l'acheter. Ce que je comprendrais s'il
prenait la peine d'acheter d'autres journaux ce qui n'est malheureusement
généralement pas le cas.
En passant, j'ai lu avec intérêt l'affirmation qu'il y avait 4 (ou 5) lecteurs
pour le matin. Cette affirmation me semble totalement fantaisiste (pour les
autres quotidiens aussi d'ailleurs, je pense que c'est une invention pour mieux
vendre les espaces publicitaires).
J'ai lu quelques fois le matin. Si je me souviens bien, il y a 2 ou 3 pages
concernant la politique belge et 2 ou 3 pages concernant l'international. En
général, il y a nettement moins d'informations même sur les sujets sociaux
que dans le standaard ou le soir.
Je préfère lire des informations avec lesquelles je ne suis pas
nécessairement d'accord mais détaillées que des informations sommaires et qui
me plaisent.
Bon, ceci dit, De Morgen a fini par s'en tirer et par conquérir un public avec
des articles de qualité (et aussi récemment malheureusement en jouant beaucoup
sur la corde blanche durant la PIC Dutroux).
Tout espoir n'est donc pas perdu.
Last modified : 2000 : January.
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